A quinze kilomètres de Perpingnan, au Nord de la commune de Salses, à la limite de la Catalogne et du Languedoc, la Porte
des Pays Catalans matérialise la ligne frontière du pays. Conçu comme une porte ouverte, trait d’union entre deux cultures, ce monument inauguré en 2003 est l’œuvre du sculpteur Emili Armengol.
Cette réalisation, imaginée dès 1987, a reçu le soutien des collectivités, du tissu associatif, de la Generalitat de Catalunya (gouvernement Sud-catalan), d’entreprises identitaires et de milliers
de particuliers désireux de signaler physiquement l’entrée Nord du pays, sans faire appel à l’obstruction propre aux frontières traditionnelles. Cette porte largement ouverte, installée sur un
plateau de la montagne aride des Corbières, s’impose à la vue. Elle est visible de l’autoroute A9, de la nationale 9 et de la voie ferrée, proche du tracé de l’ancienne voie romaine Via Domitia. Le
site stratégique sur lequel elle trône est voisin du Château de Salses, fortification catalane du XVème siècle érigée pour défendre la frontière entre la France et la Catalogne. Son arche de métal,
résolument actuelle, rappelle les quatre barres du drapeau catalan, elle symbolise l’ouverture aux huit vents du pays et évoque la portée européenne de la catalanité. D’une hauteur de 12 mètres,
cette Porta dels Països Catalans est devenue un lieu de pèlerinage doté d’un belvédère offrant un panorama unique sur la mer proche et les étangs catalans et occitans. Dans le paysage européen
marqué par les dynamiques régionales, la Porte des Pays Catalans est une empreinte territoriale, elle signifie l’ancrage catalan et la volonté populaire d’être identifié. Ouvert à la tramontane et
aux visiteurs, ce monument est le premier ou le dernier repère du pays, pour les voyageurs qui entrent en Catalogne ou pour ceux qui la quittent.
Par Nicolas Dunyach
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Publié dans : La porte des Pays Catalans
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